Biographie d’Alain Fournier

Alain-Fournier avait en fait pour prénoms Henri Alban. Il est né le 3 octobre 1886. Mort à vingt-sept ans, il est surtout connu pour son unique roman « le Grand Meaulnes ».

 

La jeunesse de Fournier

Il naît dans le Cher et passe l’essentiel de son enfance dans un petit village, Epineuil-le Fleuriel, qui ressemble trait pour trait au village de Sainte-Agathe décrit dans le Grand Meaulnes. Ses deux parents sont instituteurs, et il sera l’élève de son père avec sa petite soeur Isabelle de trois ans sa cadette pendant douze ans, âge auquel il part comme pensionnaire au lycée Voltaire à Paris. Il poursuit ensuite des études secondaires au lycée Lakanal à Sceaux. Il y rencontre Jacques Rivière qui devient son meilleur ami et épousera sa jeune soeur en 1909. Une importante correspondance débute entre les deux amis, qui sera publiée en 1928. Il entre au lycée Louis-Legrand en classe préparatoire au concours de l’École normale supérieure, auquel il échoue à plusieurs reprises.

 

L’amour et l’écriture du Grand Meaulnes

En juin 1905, alors qu’il se promène sur les bords de la Seine, il rencontre une très belle jeune fille, Yvonne de Quiévrecourt, et en tombe fou amoureux. Mais en 1907, il apprend son mariage avec un autre. C’est elle qui se dessine derrière le personnage de Yvonne de Galais dans son roman.

Il écrit des poèmes qui seront rassemblés dans un recueil en 1924 sous le nom de « Miracles » par son beau-frère Jacques Rivière et sa soeur Isabelle.

Il abandonne Louis-Legrand pour faire son service militaire à Vincennes puis à Paris. Libéré en 1909 il trouve en avril 1910 un emploi de rédacteur à Paris-Journal. Il a une brève aventure avec une jeune fille mais c’est en 1913 qu’il rencontre l’amour. Grâce à Charles Péguy qu’il a connu par son travail, il devient en 1912 secrétaire de Claude Casimir-Perier et commence avec « Madame Simone », actrice très en vu, qui n’est autre que la femme de ce dernier, une liaison tumultueuse. En 1957, Pauline Benda de son vrai nom révélera leur passion dans son livre « Sous de nouveaux soleils ». La correspondance des deux amants a été publiée en 1992.

 

C’est aussi en 1910 qu’il démarre l’écriture de son roman. Achevé début 1913, « le Grand Meaulnes » est sélectionné pour le prix Goncourt. Il ne l’obtient pas, mais de peu, et la presse est très laudative. Il y retrace dans le décor de son enfance heureuse, la quête d’amour d’un adolescent, Augustin Meaulnes.

Au début de 1914, Alain-Fournier commence un nouveau roman, « Colombe Blanchet », ainsi qu’une ébauche de pièce de théâtre « la Maison dans la forêt »qui resteront inachevés.

 

La guerre et disparition d’Alain Fournier

Alain-Fournier, alors en vacances dans le pays basque avec Simone, est mobilisé dès le début du mois d’août 1914, comme lieutenant d’infanterie. On portera Alain-Fournier disparu pendant les violents combats des Éparges, près de Verdun, le 22 septembre 1914. Sa disparition annoncée il n’a été déclaré « mort pour la France » qu’en 1920. Et c’est seulement en 1991 qu’on a retrouvé sa dépouille. Il a été inhumé avec ses camarades d’armes au cimetière militaire de Saint-Rémy-la-Calonne dans la Meuse.

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